TITRES


"Je ne suis pas le défenseur du peuple, je suis du peuple." - Maximilien Robespierre (1758-1794)

EURIPIDE

Né vers -480 à Salamine, Euripide a vécu une vie pleine de malheurs et il ne connaît que peu le succès avec ses tragédies, souvent moqué ou considéré comme étrange. Pourtant, il est considéré aujourd'hui comme un des trois plus grands tragédiens grecs, avec Eschyle et Sophocle. Il fut un contemporain de Socrate, mais aussi son ami. Commençant sa carrière en -455 avec Les Péliades, il ne remporte son premier concours qu'en -441, puis deux autres en -428 et -403 (à titre posthume), le rendant très populaire malgré sa singularité de style. Sa dernière compétition à Athènes date de -408, avec Oreste, et il remportera en tout 5 fois le premier prix avec ses pièces. Il finit sa vie en exil, en Macédoine, à la cour d'Archélaos Ier, où il écrira deux dernières pièces (Les Bacchantes et Archélaos) avant de mourir en -406. On lui attribue 92 tragédies (18 parvenues jusqu'à nous) et des drames satyriques (un seul parvenu jusqu'à nous).

Il nous reste de lui 19 pièces (+ fragments), soit environ 1/5 de son œuvre complète.

  • Alceste
  • Médée
  • Les Héraclides
  • Hippolyte porte-couronne
  • Andromaque
  • Hécube
  • Les Suppliantes
  • Ion
  • La Folie d'Héraclès
  • Les Troyennes
  • (-414/-412) Iphigénie en Tauride (LU)
  • Électre (A LIRE)
  • Hélène (A LIRE)
  • Les Phéniciennes
  • (-408) Oreste (LU)
  • Iphigénie à Aulis (A LIRE)
  • Les Bacchantes
  • Le Cyclope
  • Rhésos (sûrement apocryphe)
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ORESTE

Tragédie jouée en -408, donc à la fin de la vie d'Euripide, qui meurt au début de l'année -406, après s'être retiré en Macédoine, à la cour du roi Archélaos Ier. Oreste sera d'ailleurs sa dernière participation à un concours.

Elle met en avant Oreste, fils d'Agamemnon, qui a tué sa mère Clytemnestre et son amant Egisthe pour venger l'assassinat de son père, une fois rentré de la Guerre de Troie, par sa propre femme infidèle. Pendant les six jours qui suivent son matricide, Oreste reste sans manger, rongé par le mal qu'il a fait et harcelé par les Érinyes, déesses de la vengeance, qui le poussent vers la folie, et ce, malgré que sa sœur Electre veille soigneusement sur lui.

PROLOGUE - Alors qu'Electre raconte le contexte du matricide d'Oreste, Hélène lui demande de se rendre au tombeau de sa mère défunte pour y faire des libations ; refusant de quitter son frère et de lui faire cette faveur, elle lui conseille de confier cette tâche à sa fille Hermione, ce qu'Hélène fait.

PARODOS - Le Chœur (composé de 15 femmes d'Argos) rend visite à Oreste et discute avec Electre pour connaître son état de santé.

PREMIER EPISODE - Electre aide son frère à se réveiller et le prévient que Ménélas est arrivé au port de Nauplie, ce qui lui redonne l'espoir un instant d'être sauvé. Mais voilà qu'il est repris d'une crise de folie façonnée par les Erinyes ; Electre, alors, le recouche.

PREMIER STASIMON - Le chœur implore les Erinyes d'arrêter de faire souffrir Oreste.

SECOND EPISODE - Arrivée de Ménélas, qui a appris la mort de son frère par Glaucos, pendant qu'il naviguait encore. Il se rend auprès d'Oreste, qui lui demande son aide et lui explique que c'est Loxias (Apollon) qui lui a ordonné de venger Agamemnon. Arrive alors Tyndare, père d'Hélène et de Clytemnestre, beau-père de Ménélas ; il salue Ménélas et discute avec lui du sort d'Oreste : "Ma fille en mourant n'a subi que sa juste peine, mais ce n'était pas à son fils à la lui infliger. En tout je fus un homme heureux, sauf en mes filles. Ce qui relève d'elles m'a fait beaucoup souffrir.". Ce dernier se justifie auprès de Tyndare : "Je l'ai tué, et puis j'ai immolé ma mère : un acte impie, mais qui vengeait mon père. Sur quoi tu me menaces, et dis qu'on doit me lapider, pour le service, écoute moi, que j'ai rendu à tous les Grecs. Que les femmes en viennent à ce degré d'audace de tuer leurs époux, sûres de trouver un refuge auprès de leur fils, quêtant la pitié en montrant leur sein nu, hésiteraient elles à le faire, en se couvrant du moindre des griefs ? Par un acte terrible, ainsi que tu le fais sonner, j'ai coupé court à cet usage." Mais cela énerve Tyndare qui ordonne à Ménélas de ne pas l'aider, avant de sortir. Sentant Ménélas toujours hésitant, Oreste prend le temps d'essayer de le convaincre ; Ménélas, prudent, préfère se ranger du côté de la communauté, qui condamne à mort les matricides, et sort. Désespéré, Oreste voit alors son fidèle ami Pylade arriver, et lui explique que Ménélas s'est plié devant la volonté de Tyndare. Pylade lui demande alors de s'enfuir et de s'exiler, mais Oreste lui rappelle qu'il y a hélas trop de gardes. Pylade lui avoue que son père Strophios l'a banni et déclaré impur pour son implication dans le meurtre de Clytemnestre, et ils décident alors ensemble de se présenter à l'Assemblée pour plaider leur cause et essayer de les faire changer d'avis, sans prévenir Electre.

SECOND STASIMON - "Quelle plus grande erreur, source de plus de pleurs et de misères, que de porter la main sur le sang maternel ! C'est pour un acte tel que la folie le trouble, que les Érinyes le poursuivent, qu'il roule des yeux sanglants, égarés, le fils d'Agamemnon ! Le malheureux ! quand le sein de sa mère, sortant des voiles d'or, apparut à ses yeux, pour compenser ce que son père avait souffert, il la tua pourtant."

TROISIEME EPISODE - Electre est étonné de ne plus voir Oreste, et apprend d'un paysan que son frère est parti avec Pylade pour se rendre à l'Assemblée des Argiens. Plusieurs personnes prennent la parole durant cette Assemblée, dont Talthybios, qui souhaite la mort, ou encore le roi Diomède, qui propose plutôt l'exil ; tantôt certains ont demandé la mort, tantôt la clémence, puis Oreste a parlé devant eux pour défendre sa cause et se justifier. Mais finalement, le verdict tombe : l'Assemblée décidé malgré tout la mort d'Oreste et d'Electre !

TROISIEME STASIMON - Le chœur se lamentent de la mort prochaine d'Oreste et d'Electre.

QUATRIEME EPISODE - Electre, Oreste et Pylade sont réunis une dernière fois avant leur verdict ; Electre prend dans ses bras une dernière fois son frère en pleurant leur sort, tandis que Pylade demande à mourir avec eux, se sentant aussi impliqué. Mais émerge alors une dernière idée avant de mourir : celle de tuer Hélène dans son palais, source de tous les maux, afin de venger la lâcheté de Ménélas, et de prendre sa fille Hermione en otage, elle qui est allée faire des libations sur demande de sa mère, sur le tombeau de Clytemnestre. Tandis qu'Electre fait le guet, Oreste et Pylade entre dans le palais...

QUATRIEME STASIMON - Tandis qu'Electre demande au chœur de l'aider à faire le guet, ils entendent soudainement les cris d'Hélène, signe qu'Oreste et Pylade sont à l'œuvre. Electre prononce alors ces terribles mots : "Egorgez, massacrez, tuez-la au double tranchant des deux glaives, de tout l'élan de votre bras, celle qui a quitté son père et son mari, celle pour qui tant de Grecs sont tombés, frappés par la lance aux bords du Scamandre où le fer de la lance fit couler tant de larmes, près des gouffres du fleuve."

EXODOS - Electre aperçoit Hermione qui revient de ses libations et lui dit de demander à Ménélas de leur épargner la mort. Entrant dans le palais pour s'exécuter, Hermione est mise le couteau sous la gorge par Oreste, sur demande de sa sœur. Un esclave Phrygien explique alors au Coryphée ce qu'il s'est passé dans le palais : Oreste a tué Hélène, mais épargné l'esclave Phrygien ! Ménélas, alerté, arrive face à Oreste, qui tient sa fille Hermione en otage. Oreste lui dit avoue qu'il n'a pas tué Hélène, enlevée par les dieux au dernier moment, mais qu'il n'hésitera pas à tuer sa fille s'il ne demande pas la révocation de son arrêt de mort. Au moment où il se décide à brûler le palais, Apollon apparaît et s'adresse à Oreste : c'est bien Appolon qui a sauvé Hélène sur ordre de Zeus, et qui va la placer au plus haut du ciel : "Les dieux n'ont voulu qu'Hélène fût si belle que pour mettre en conflit les Grecs et les Troyens, et par leur carnage alléger la terre des mortels trop nombreux qui la gênaient. Son rôle est donc fini." Il ordonne à Oreste de s'exiler d'Argos, et de passer une année au Pays de Parrhasie (Tauride ?) puis lui demande de se rendre à Athènes pour que se tienne son procès, avec les dieux pour arbitre. Il lui dit aussi qu'Hermione est promise à devenir sa femme : "Celle que tu tiens là, le cou sous ton épée, Hermione, le sort te la réserve en mariage, à toi, Oreste, non à Néoptolème qui pensait l'épouser. Le destin veut qu'il meure à Delphes d'un coup d'épée, venu me demander raison de la mort de son père Achille. Accorde ta sœur à Pylade, à qui déjà tu l'as promise. Votre vie désormais s'écoulera dans le bonheur." Enfin, il demande à Ménélas de régner sur Sparte, et à Oreste de régner sur Argos et avoue que c'est bien lui qui a ordonné le matricide à Oreste. Ménélas accepte les consignes d'Appolon et se réconcilie avec son neveu Oreste, donnant Hermione en mariage. Appolon, lui, se charge d'amener Hélène dans le ciel étoilé, où elle veillera sur la mer pour le bien des navigateurs.

FIN

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IPHIGÉNIE EN TAURIDE

Tragédie écrite entre -414 et -412.

Elle fait suite à la pièce Oreste, bien que quelques incohérences existent entre les deux.

PROLOGUE - Iphigénie raconte l'histoire de sa descendance ainsi que son sacrifice pour honorer Artémis, avant de narrer son sauvetage et ce qu'elle est devenue. Elle explique avoir fait un rêve, qu'elle interprète comme la mort de son frère Oreste ; elle part donc lui faire des libations. Pylade et Oreste arrive dans le temple et pense être au bon endroit, suivant les ordres donnés par Apollon : ils doivent se rendre en Tauride et récupérer la statue d'Artémis pour la ramener à Athènes. Mais ils décident de rebrousser chemin et de se cacher dans une caverne pour attendre la nuit.

PARODOS - Le chœur apparaît devant Iphigénie et lui demande ce qui lui arrive. Elle explique la mort d'Oreste et se plaint de son sort.

PREMIER EPISODE - Un bouvier annonce à Iphigénie la venue de deux Grecs qui ont été capturés pour un sacrifice en l'honneur d'Artémis. Iphigénie demande comment il ont été capturés, et le bouvier lui explique : dans un excès de folie causé par les Erinyes, Oreste tue le bétail des bouviers ; une fois revenu à la raison, un combat a lieu mais les deux Grecs sont vite cernés sous le nombre et capturés puis emmenés au roi Thoas pour le sacrifice. Iphigénie se résout à remplir son rôle de sacrificatrice, tout en se plaignant de son sort.

PREMIER STASIMON - Le chœur se questionne sur la venue d'Oreste et Pylade. 

SECOND EPISODE - Oreste et Pylade arrivent devant Iphigénie, enchaînés. Elle demande des informations sur eux, demande qui est Pylade, puis demande le nom d'Oreste, qui refuse de lui donner. Elle lui demande d'où il vient : il répond d'Argos. Commence alors un flot de questions : Si Hélène est toujours vivante (Oui) ; si Calchas est toujours vivant (Non) ; si Ulysse l'est aussi (Oui) ; Si Agamemnon l'est aussi (Non) ; si Clymnestre l'est aussi (Non) ; si Oreste est toujours en vie (Oui, sans en dire davantage). Iphigénie lui propose alors un marché : sauver leur vie en échange de se rendre à Argos pour transmettre un message. Ainsi, seul Pylade serait sacrifié. Oreste propose l'inverse : d'envoyer Pylade transmettre le message et de le sacrifier lui. Il demande comment il sera sacrifié ; Iphigénie lui répond puis s'en va chercher sa lettre.

SECOND STASIMON - Le chœur pleure le sort d'Oreste et encense le sort de Pylade : "Envie-t-on l'ami qui voit mourir son ami ?" répond Pylade.

TROISIEME EPISODE - Pylade et Oreste s'interroge sur cette prêtresse qui connait si bien le monde Grec et Argos. Puis Pylade demande à mourir avec son ami pour lui éviter la honte. Iphigénie arrive et donne la lettre à Pylade, puis lui demande de faire serment. En contrepartie, Oreste demande qu'il puisse sortir de ce pays en vie, et demande qu'elle fasse elle aussi serment. Chacun s'exécute mais Pylade demande que faire s'il arrive à Argos vivant mais sans la lettre ? Iphigénie lui énonce alors le contenu de la lettre pour qu'il retienne les mots ; le message est pour Oreste : "Celle qui fut immolée à Aulis te fait savoir qu'elle est vivante, cette Iphigénie que chez vous l'on croit morte." Oreste demande où Iphigénie se trouve ! Elle lui répond : "Tu la vois devant toi." Puis elle continue le contenu de sa lettre : "Mon frère, ne me laisse pas mourir ici. Viens me ramener vers Argos, loin du pays barbare, et délivre moi de l'office de sang que j'accomplis pour la déesse en immolant des étrangers." Heureux devant ce qu'il a entendu, Pylade honore son serment et donne la lettre à Oreste juste à côté, qui veut prendre sa sœur dans ses bras ; mais il est interdit de toucher une prêtresse d'Artémis ! Iphigénie, méfiante, demande des preuves et Oreste lui parle de la toile brodée de l'Agneau d'or, de la lance de Pélops utilisée pour tuer Oenomaos, cachée dans la chambre d'Iphigénie ; il lui explique ensuite la situation et comment il a été jugé à Athènes par le tribunal sacré : Apollon y a plaidé sa cause, Athéna a voté pour lui, permettant d'avoir une égalité des votes et de le gracier. Oreste veut ramener sa sœur, mais elle ne sait pas comment feindre le sacrifice. Il lui propose de tuer le roi ou de se cacher au fond du sanctuaire, mais Iphigénie a une bien meilleure idée : proclamer que les deux Grecs sont impurs d'un parricide et qu'ils ont souillé la statue, qu'elle doit donc purifier la statue dans la mer, comme le veut la coutume, puisqu'elle seule a le droit de toucher cette statue. Elle fait jurer le silence aux femmes du chœur et qui sont présentes, puis part mettre son plan en action.

TROISIEME STASIMON - On en apprend plus sur les femmes qui composent le chœur, notamment le coryphée : "Que de pleurs ont coulé sur mes joues quand dans ma cité les tours s'effondrèrent et qu'on me jeta captive au navire, la proie des lances et des avirons ennemis ! Puis vendue à prix d'or je vins en ce pays barbare servir la fille d'Agamemnon auprès d'Artémis chasseresse, vouée à des autels où ne coule pas le sang des brebis." Ce même coryphée se plaint de son sort : "Or voici, princesse, que vers ta patrie vont te ramener les cinquante rameurs d'un navire argien. La flûte aux joints de cire de Pan le montagnard de ses notes aigues fera voler les avirons, tandis que Phoïbos le devin, jouant de sa lyre à sept cordes, t'escortera vers la splendide Athènes. Mais moi, tu vas m'abandonner ici, quand tu partiras, les rames battantes, les cordages tendant la voile."

QUATRIEME EPISODE - Thoas s'interroge de voir Iphigénie avec la statue ; elle lui répond que les deux Grecs sont impurs et qu'il faut nettoyer la statue souillée en allant là la mer. Elle demande d'attacher les prisonniers impurs, d'avoir quelques gardes avec elle ainsi qu'une demande bien particulière : que chacun reste chez lui et ne s'approche pas les impurs, même le roi. Ce dernier accepte. Oreste et Pylade sortent du temple, personne ne doit les regarder ou s'en approche, et le cortège sort.

QUATRIEME STASIMON - Eloge d'Apollon, sans grand intérêt.

EXODOS - Un serviteur nous apprend qu'Iphigénie s'est enfuie avec la statue et les deux Grecs, et il demande à ce qu'on aille chercher le roi, mais les femmes lui disent qu'il n'est pas là. Sentant le mensonge, il parvient jusqu'à lui et lui relève la fuite d'Iphigénie. Thoas demande à ce qu'on les poursuive et qu'on les capture. Puis le serviteur lui raconte comment les fuyards ont procédé pour mettre leur plan à l'œuvre, l'affrontement qu'ils ont subi, pour finalement voir leur vaisseau lutter contre les vagues et le ramener vers la côte. Le roi Thoas en profite pour ordonner la poursuite afin de les tuer, pendant qu'il est encore temps. Mais Athéna apparaît soudainement et ordonne à Thoas de ne pas les poursuivre pour ne pas contrecarrer les plans divins. Puis elle s'adresse à Oreste, lui demandant d'aller à Halae, d'y construire un temple pour y ériger la statue : les gens y invoqueront Artémis Tauropole. Puis Athéna s'adresse à Iphigénie, lui dévoilant qu'elle deviendra porte-clefs d'Artémis. Puis la déesse demande également que les femmes du coryphée soient ramenées en Grèce. Thoas accepte la décision divine, pardonne à Oreste et Iphigénie, et renvoie les femmes en Grèce.

FIN

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Le ciel refuse les vents favorables pour la flotte grecque ; le roi Agamemnon doit, selon les ordres d'Artémis, sacrifier sa fille Iphigénie pour conjurer le sort. Le roi s'exécute ; heureusement, Artémis sauve la pauvre Iphigénie in extremis et la remplace par une biche, emmenant la jeune femme chez les Taures, où elle en fait une prêtresse. Apollon a ordonné à Oreste de se rendre en Tauride et de ramener la statue d'Artémis à Athènes.